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Le blog de la CLE

Entretien avec un partenaire CLE

14 Novembre 2007, 22:40pm

Publié par CLE

ENTRETIEN AVEC M. CISSE

Directeur CNCAS / Sédhiou

 

 

 

 

 

 

Un partenaire dynamique de la CLE             

Abdourahmane  COLY : M. le Directeur, vous nous avez beaucoup aidé cette année, surtout lors de notre voyage sur Saint Louis ; pour cela tous les enfants de la CLE vous sont reconnaissants et vous remercient par notre voix. C’est pourquoi, en votre qualité de premier partenaire, nous sommes venus recueillir vos impressions sur les activités de la CLE.

 - M. CISSE : je vous remercie, moi aussi, MM.  COLY et KAMARA. Je dirai que les activités de la CLE sont fort intéressantes en ce sens qu’elles sont très instructives. Ce sont des activités qui s’orientent globalement vers la citoyenneté ; mais elles sont également récréatives. Sinon, disons que la CLE est un partenaire à part entière de la CNCAS ; puisque c’est une structure qui œuvre pour l’éducation et le développement. De ce que nous avons pu observé, elle agit également pour le compte de la promotion de la petite enfance et de l’enfant en général. Donc dans la mesure où elle vise à parfaire l’esprit de citoyenneté, à parfaire l’homme, c’est en ce sens que ça m’intéresse. C’est d’autant plus vrai qu’à mon avis ce sont les auditeurs de la CLE, aujourd’hui, qui seront les clients de la banque, demain.

 

- Abdourahmane  COLY : depuis quand êtes vous à Sédhiou, et quelles sont vos orientations ?

-  M. CISSE : bon, nous sommes à Sédhiou depuis 1992, et nous travaillons dans le cadre des financements de campagne. Toutefois il faut dire que nous sommes également là pour la promotion de l’entreprenariat de type privé, bref, nous sommes là en tant que structure transversale d’accompagnement pour la promotion de l’initiative et de l’entreprenariat dans le développement de Sédhiou.

 

- Alassane KAMARA : êtes-vous confrontés à des difficultés ?

 

 - M. CISSE : Oui, bien sûr, vous savez tout être humain est confronté à des difficultés dans sa vie. Cela est normal, car ce sont les contraintes qui font progresser ; c’est normal quoi. Pour ce qui nous concerne, les contraintes majeures en matière de crédits c’est le remboursement. Et nous  travaillons dans un secteur très sensible : le développement rural. Nous avons souvent affaire à des GIE, dont la plupart ne jouent pas souvent le jeu.

 

- Abdourahmane  COLY : en tant que cadre supérieur, qu’est-ce que vous nous conseillez maintenant ?

 

 - M. CISSE : oui, je voudrais que demain les enfants de la CLE deviennent des cadres supérieurs, des banquiers, des procureurs, des grands magistrats, deviennent tout simplement des hommes et des femmes respectables sur qui pourra compter la nation. Et tout ce que j’ai vu durant cette année 2005 milite en faveur de cela. J’ai eu des élèves très motivés, très enthousiasmés, qui ont vraiment suivi les activités de la CLE avec beaucoup d’assiduité et de passion. Et les thèmes qui ont été développés montrent qu’il y a vraiment une volonté de dépassement de la part de tous les acteurs de la CLE. Et sans nul doute,  c’est là une conviction très forte, que ces enfants là seront les dirigeants de demain.

Abdourahmane  COLY : quelle est l’importance de votre activité dans l’éducation des jeunes ?

 M. CISSE : c’est vrai que la question est pertinente ; car à priori on peut penser qu’il n’y a pas de lien entre l’éducation, le financement et la banque. Or en réalité, il y a un grand rapport, puisqu’une clientèle responsable est forcément issue d’une bonne éducation. Et vous savais qu’une clientèle responsable est tout ce qui intéresse la banque. Nous parions alors sur les hommes ; c’est pourquoi nous comptons surtout sur l’école pour qu’elle nous forme des citoyens responsables qui respecterons demain leurs engagements, qui auront le sens de l’honneur et de la parole. Donc l’éducation est vraiment le partenaire naturel pour tous les secteurs du développement.

- Alassane KAMARA : y a-t-il beaucoup de jeunes qui épargnent dans votre banque ?

 - M. CISSE :  bon disons que la législation est un peu difficile pour que les jeunes ouvrent des comptes à titre personnel, et qu’ils puissent en être responsables ; tant qu’ils ne sont pas encore majeurs. Et la majorité légale est fixée à 18 ans, au Sénégal. Toutefois     ces      jeunes      peuvent    être accompagnés de leurs parents, et  un  compte leur sera attribué sous couvert d’un parent. Ces comptes sont nécessaires, puisque demain ces ressources financières épargnées pourront être mobilisées pour leur formation, leur santé, et leur insertion économique et sociale.

L’épargne au profit des jeunes est donc une chose très importante que j’encourage et soutient. Il faut qu’on aille même vers un système de parrainage, où chaque jeune sera parrainé par un adulte qui prendrait en charge son compte d’épargne pour une durée déterminée. Cela fera que si le compte est

régulièrement alimenté, demain ces ressources seront mobilisées en faveur de l’enfant. C’est d’autant plus vrai que les jeunes rencontrent au Sénégal de plus en plus de problèmes d’insertion, notamment après le Bac.

- Alassane KAMARA : Monsieur le Directeur, nous vous remercions vraiment, de votre disponibilité

-  M. CISSE : mais non ! tout le plaisir était au contraire pour moi, l’interview était vraiment intéressante, je trouve aussi que vous êtes des enfants très intéressants.

 

Entretien réalisé par Abdourahmane Coly

 Et Alassane KAMARA, adolescents CLE.

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